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Billet du 11 février 2011
Justice : Sarkozy, l’arroseur arrosé !

samedi 12 février 2011

« Il y a des fautes et il y aura des sanctions ! »

L’inventeur de la RGPP, la régression générale des politiques publiques, après avoir organisé l’impossibilité pour les fonctionnaires d’assurer correctement leurs missions, veut monter l’opinion publique contre eux.
Le palier qui a été franchi est de faire reposer la responsabilité des dysfonctionnements sur les personnels, en tant qu’individu.

Dans l’une des justices les plus pauvres d’Europe, le manque de moyens et de personnels conduit à la mise en attente des jugements ou des dossiers.
Cela concerne aussi bien les prud’hommes que le civil (divorce, tutelle, protection de l’enfance, …) ou le pénal. En ce cas, tout « accident » devient une affaire médiatique dont Sarkozy a pris l’habitude de s’emparer.

Le résultat est l’entrée dans l’action le 10 février de l’ensemble des personnels du ministère de la justice, des magistrats aux éducateurs, des personnels de surveillance aux conseillers d’insertion et de probation, ou aux greffiers.

4.000 manifestants à Nantes, des rassemblements très nombreux devant les Palais de justice dans tout le pays et un énorme écho médiatique : c’est une vague d’ensemble qui soulève le monde de la Justice.

Le mouvement va se poursuivre pour empêcher que ce soit les lampistes qui payent ; et notamment les camarades de la CGT du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation de Nantes.

Les organisations syndicales de magistrats et de fonctionnaires rejettent les tentatives de division du ministre de la justice. Elles exigent d’être reçues ensemble pour entendre le résultat des inspections, et les propositions que doit faire le gouvernement.

Les organisations syndicales du ministère de la justice dénoncent à nouveau les propos du président de la République de jeudi soir 10 février, et continuent la mobilisation et à maintenir la pression en appelant partout à des assemblées générales de tous les personnels.

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