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Billet d’actualité du 21 septembre
DIRE STOP A L’AUSTÉRITÉ

vendredi 21 septembre 2012

C’est vendredi prochain que le conseil des ministres arrêtera le projet de budget pour 2013. Si le détail des crédits disponibles par ministère n’est pas encore connu, les grandes lignes de ce projet ont déjà été dévoilées par le président de la république lors de son interview télévisé du 9 septembre.

D’après lui il s’agit de revenir, dès 2013, à un déficit correspondant à 3 % du PIB tel que fixé par les critères de convergence de l’Union européenne. Ceci nécessite, selon la cour des comptes, de trouver 33 milliards ce qui, selon les propres termes de François Hollande, correspond à « un effort jamais fait dans l’histoire de la Vème république ».

Au conseil des ministres du 12 septembre, le ministre des finances a déjà désigné ceux sur qui pèseront ces mesures d’austérité sans précédent. 10 milliards proviendront d’une diminution de la dépense de l’Etat, 10 milliards seront prélevés sur les 172 milliards d’exonération fiscale et sociale dont bénéficient les entreprises et 10 milliards seront demandés aux ménages.

La fonction publique et ses agents sont, conformément aux préconisations du pacte europlus, particulièrement visé. Les crédits des ministères seront reconduits en valeur à leur niveau de 2012 ce qui, au vu des prévisions d’inflation, correspond à un recul de 2 % des capacités d’intervention. 11 000 suppressions d’emploi sont annoncées dans les ministères dit non prioritaire c’est-à-dire tous sauf l’Education, la justice et la sécurité.

La masse salariale de l’Etat sera elle aussi reconduite au même niveau qu’en 2012 ce qui laisse augurer non seulement de la poursuite du gel du point d’indice mais également d’une diminution des mesures catégorielles ou individuelles.

De nombreuses voies d’économistes s’élèvent pour dire que ces politiques, conduites sous la férule de l’union européenne, mènent à la catastrophe comme on le constate déjà en Grèce ou en Espagne.

Par la mobilisation il faut imposer d’autres choix en France et en Europe ce qui signifie d’abord faire obstacle au nouveau « traité de stabilité » (TSCG) qui vise à inscrire l’austérité dans le marbre des lois fondamentales de tous les Etats européens.

La manifestation unitaire « pour une Europe solidaire et dire non au traité d’austérité » organisée le dimanche 30 septembre marque une nouvelle occasion pour faire entendre haut et fort ces exigences.

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