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Billet d’actualité du 29 mai 2015

vendredi 29 mai 2015

LE SYNDICALISME DOIT PRENDRE TOUTE SA PLACE

La période est chargé, le 25 juin la confédération appelle à une journée de mobilisation. A cette même date la CGT Fonction Publique entends faire une journée d’action lors de la deuxième séance de négociation sur la pénibilité. A cette occasion, seront remises les pétitions sur la pénibilité, toujours disponible sur le site : [http://www.ugff.cgt.fr/spip.php?article4451]

Les 13 et 14 juin, une manifestation est organisée à Guéret avec des animations et des tables rondes pour construire un manifeste des services public du XXIème siècle. Le Fonction Publique n° 230 donne toute les précisions sur cette initiative. Il est disponible en version dématérialisé sur le site également : http://www.ugff.cgt.fr/spip.php?article5020

La rentrée se prépare dès maintenant avec de nombreuses luttes sur le territoire. Il faut dire que les sujets ne manquent pas, du gel du point d’indice à la réforme territoriale, le spectre est large !

Les sujets de négociations sont nombreux également, mais peut-on vraiment parler de négociations ? Le dialogue social est malmené et le syndicalisme peut sembler mal en point. Même les chantres de l’économie libérale se penchent sur la question. Dans une étude présentée par le FMI en mars dernier, deux économistes relèvent « l’existence d’un lien entre la baisse du taux de syndicalisation et l’augmentation de la part des revenus les plus élevés dans les pays avancés durant la période 1980-2010 ». Comment expliquent-ils ce lien ? « En réduisant l’influence des salariés sur les décisions des entreprises », l’affaiblissement des syndicats a permis d’« augmenter la part des revenus constitués par les rémunérations de la haute direction et des actionnaires ». Est-ce si aberrant ? Quand le syndicalisme, point d’appui historique de la plupart des avancées émancipatrices, s’efface, tout se dégrade, tout se déplace. Son anémie ne peut qu’aiguiser l’appétit des détenteurs du capital. La nature ayant peur du vide, la place est aussitôt occupée par l’extrême droite et l’intégrisme religieux, qui s’emploient à diviser des groupes sociaux dont l’intérêt serait de se montrer solidaires.

Les syndicats ont besoins d’être renforcé, les nombreuses actions programmées en juin et la rentrée qui s’annonce mouvementée doivent y contribuer !