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Billet d’actualité du 3 juillet 2015 : France 1924 - Europe 2015 : le « mur de l’argent »

vendredi 3 juillet 2015

En 1924 la gauche gagne les élections législatives en France et gouverne.
Elle abandonne la croyance au rétablissement du Franc fort, rendue irréaliste par les dettes très importantes contractées pendant la première guerre mondiale.
La dette d’Etat française est de 180% du PIB en 1918, exactement au même niveau que celle de la Grèce aujourd’hui.
La Banque de France est alors gouvernée par les « 200 familles », les 200 plus importants actionnaires de la banque des banques. Ils décident de faire tomber le gouvernement de gauche en refusant de relever le plafond de dettes d’Etat que la Banque de France peut détenir.
En 1926, la droite et le centre reviennent au pouvoir.

C’est le Front Populaire et le gouvernement de la Libération qui nationaliseront la Banque de France en 1936 et en 1945. Depuis 1993, la Banque de France est de nouveau indépendante du gouvernement, et intégrée depuis 1998 au système européen de banques centrales, lui aussi indépendant de tout pouvoir politique.

Le gouvernement grec, qui porte les aspirations à une autre Europe au service des peuples, se heurte en 2015 au même « mur de l’argent ».
Mais en lieu et place des deux cents familles, ce sont les réunions des ministres et des chefs de gouvernement de la zone euro qui portent les intérêts de l’industrie financière.
Comme si l’application de règles automatiques (l’ordo-libéralisme) transformait les politiques en simples administrateurs.

La réalité est bien sûr plus féroce, c’est une lutte idéologique et politique contre toute politique progressiste pour l’ensemble de la communauté européenne qui est menée.
Et faire tomber le gouvernement grec est un but en soi, quelles que soient les souffrances supplémentaires infligées au peuple grec pour cela.

La CGT a décidé d’être partie prenante de ce combat, qui est celui de la démocratie, des intérêts de la classe ouvrière et de l’Europe des peuples contre l’Europe du « mur de l’argent ».