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Billet d’actualité du 20 novembre 2015
Pour quoi faire ?

vendredi 20 novembre 2015

Une prolongation de 3 mois de l’état d’urgence a été adoptée par les parlementaires.

La nécessité d’un renforcement de la sécurité et des mesures de protection des citoyen-nes est absolue dans la période mais elle peut précisément être assurée sans l’état d’urgence, tant notre arsenal législatif est fourni en la matière. Il semble donc très légitime de s’inquiéter sur l’impact de la loi votée sur les libertés individuelles et collectives.

Quelques exemples de mesures de l’état d’urgence :
-  La circulation (des personnes et des véhicules) peut être réglementée ce qui revient à instaurer des couvre-feux. De même, le préfet peut instaurer des zones de sécurité et règlementer le séjour des personnes ;
-  L’interdiction de réunions et manifestations par le ministre et/ou le préfet ;
-  La dissolution d’associations ou de groupements de fait qui « participent à la commission d’actes portant une atteinte grave à l’ordre public, ou dont les activités facilitent cette commission ou y incitent ».

Très clairement, la majorité de nos actions peuvent être suspendues pendant une telle période.
Il serait donc très facile, pour le gouvernement, de faire passer encore plus rapidement de nouvelles mesures liberticides ou de nouvelles régressions sociales.

Nous devons exiger du gouvernement qu’il suspende les réformes sociales envisagées, la situation actuelle imposant la cessation de toute source de division.

De plus, le processus de concertations, négociations, discussions, d’actions, inhérent à ces réformes ne peut pas se conjuguer avec l’état d’urgence.
Quoi qu’on en pense, l’état d’urgence porte atteinte à l’exercice démocratique.