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Tous ensemble le 23 mars. Pour un autre partage des profits : il faut une augmentation générale des salaires

mercredi 10 mars 2010

Alors que la crise sociale et économique continue d’avoir des conséquences désastreuses sur le
monde du travail et les ménages, le patronat, le gouvernement et sa majorité parlementaire
continuent de faire payer la crise aux plus modestes !

Or, la sortie de crise passe nécessairement par la revalorisation
du travail et non par la dégradation de sa qualité.

C’est pourquoi le salaire doit être la juste rémunération
de la force de travail garantissant les moyens nécessaires
à l’existence de chaque salarié dans les conditions d’aujourd’hui,
en dehors de tout autre élément de rémunération.

Garantir le pouvoir d’achat des salariés actifs, privés
d’emploi et retraités est une étape incontournable pour
que le salaire réponde réellement aux besoins et à leurs
évolutions.

Or, la crise est le nouvel argument phare pour bloquer
les salaires, dans le privé et le public.
Depuis plus de vingt ans, les politiques salariales ont
porté un coup sérieux au niveau des salaires.
Les ouvriers et employés tout comme les cadres, ingénieurs,
techniciens et agents de maîtrise sont touchés.
La part des salaires dans la valeur ajoutée est inférieure
de 3 points aux années 1950-1960. En terme de revenu
actuel, cela représente une perte de 60 milliards d’euros
par an rien que par rapport aux années 1950 et 1960.
C’est plus de deux fois le plan de relance du gouvernement,
qui, est de 26 milliards d’euros sur deux ans !

Dans le même temps, les prix ne cessent d’augmenter, et
certains postes de dépenses, comme le logement l’énergie,
l’alimentation et la santé, connaissent des hausses
particulièrement importantes. Le pouvoir d’achat des
salariés ne cesse de se dégrader !

Lors des négociations annuelles obligatoires, les propositions
des employeurs sont une véritable provocation !
Pendant ce temps, les milieux financiers continuent
d’engranger d’énormes profits (exemple : Total ce sont 8
milliards d’euros de bénéfices, Sanofi Aventis 7,8 milliards…).

La question du partage des profits est plus que
jamais une exigence.
Pour les salariés c’est précarité, flexibilité, bas salaires,
difficultés sociales, fins de mois difficiles…
Pour le patronat c’est la volonté de passer d’une répartition
des richesses à une logique de répartition des
risques.

Face à cette situation, le sentiment d’injustice grandit
parmi les salariés et de nombreuses revendications salariales
sont portées collectivement. Cela provoque de
nombreux conflits dans différents secteurs comme le
commerce, l’industrie ou les services publics car la
réponse apportée n’est pas sérieuse.

Face à une individualisation des salaires, une volonté de
rémunérer le travail par des systèmes fragiles telle la participation
aux bénéfices, une dégradation des conditions
de travail, la seule solution reste la mobilisation collective
de tous les salariés des différents secteurs d’activité
afin d’obtenir l’ouverture de réelles négociations dans
toutes les branches professionnelles, les grands groupes,
les services publics, les entreprises.

La CGT revendique :
- une revalorisation du Smic à 1 600 euros bruts,
- une augmentation générale des pensions et revenus de remplacement.

Montreuil, 9 mars 2010 - www.cgt.fr

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