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Courrier du Secrétaire Général UGFF à Secrétaire Générale de FO.

jeudi 28 octobre 2010

Montreuil, le 28 octobre 2010

A la Fédération Générale des
Fonctionnaires FO

A l’attention d’Anne BALTAZAR

Chère camarade,

Au nom de l’UGFF, je souhaite répondre à la lettre de FO du 22 octobre qui a trait au conflit actuel sur les retraites.

S’agissant de « l’appel à la grève public/privé » que vous appelez de vos vœux, j’avoue ne pas saisir complètement le sens de votre interpellation. En effet, et pour m’en tenir à la séquence ouverte depuis le 7 septembre, il est avéré que les appels unitaires interprofessionnels – que, certes, vous n’avez pas signé – posaient clairement et explicitement la grève comme un des vecteurs principaux de l’action, pour les salariés du privé comme du public.
D’ailleurs, c’est encore le cas aujourd’hui, nouvelle journée d’action où se retrouvent les salariés de tous les secteurs.

En ce qui concerne la forme reconductible de la grève, je n’ai pas noté que la démarche unitaire interprofessionnelle y fasse obstacle. Ceci étant, fondamentalement, nous estimons pour notre part que les modalités de la mobilisation doivent avant tout être de la décision des salariés eux-mêmes, avec leurs organisations syndicales, notamment lors des assemblées générales. Dans ce cadre, l’UGFF – CGT n’a aucune frilosité en la matière. D’ailleurs, dès le 8 septembre, nous appelions à mettre en débat toutes les formes d’action, y compris la grève reconductible.

Enfin, sur «  l’exigence du retraite du projet de loi », la question, de notre point de vue, ne saurait être réduite à cette simple affirmation. A la CGT, nous estimons qu’une réforme des retraites est indispensable et urgente. _ Bien avant le projet régressif de SARKOZY et du MEDEF, la situation de nos systèmes de retraite méritait qu’on y apporte de profondes améliorations, en matière de droits comme de financement. Elle le mérite encore. Evidemment, les réponses à mettre en œuvre sont à l’opposé de celles projetées actuellement comme de celles imposées ces dernières années. En ce sens, si une priorité en faveur de cette réforme que nous appelons de nos vœux est mise en avant, affirmant donc que le statu quo n’est pas envisageable, l’UGFF – CGT n’est pas hostile à réclamer l’abandon et la non promulgation de la loi actuelle.

En tout état de cause, nous estimons que, en nous appuyant sur l’exceptionnel rapport de forces qui a été construit, il nous faut prolonger nos démarches unitaires, tant sur les retraites bien entendu que sur les enjeux aussi essentiels que l’emploi et les salaires.

Cordialement à toi,

Jean-Marc CANON
Secrétaire Général