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Retraité-e-s de la Fonction Publique Etat<BR>Pour faire entendre notre voix,<BR>agissons !

mardi 8 mars 2016

Pour le plus grand bonheur des employeurs profiteurs, il était un temps où l’âge de la retraite coïncidait avec celle de la mort. C’était avant le Conseil National de la Résistance et les luttes sociales qui ont parcouru le XXe siècle.

L’allongement de l’espérance de vie dépend des conditions de travail, de l’âge de départ en retraite et de la qualité des services publics de santé, ceux-ci sont indispensables pour vivre une retraite dans de bonnes conditions.
Le projet de loi Khomeri sur le code du travail est une menace pour les travailleurs, de même depuis 1993 les attaques sur les retraites et les lois régressives qui portent des coups sévères aux services publics.
Le XXIème siècle ne doit pas être celui du retour en arrière.

Pourquoi devrions-nous accepter l’austérité et les reculs sociaux imposés par le Gouvernement, alors que leur efficacité n’est pas prouvée ?
Bien au contraire, le chômage augmente, la pauvreté gagne du terrain pour concerner aujourd’hui 14,2 % de la population et la dette de la France a doublé en 10 ans.

Alors que dans un même temps les profits des sociétés du CAC 40 font un bond de 38 % au premier semestre 2015 et que l’année 2015 a été celle de tous les records : chômage, mais aussi profits des sociétés du CAC 40 et augmentation des revenus de leurs dirigeants.

Certains osent nous présenter comme des privilégiés pour justifier de nouvelles atteintes à notre niveau de vie ? Mauvais calcul car les dépenses auxquelles les retraité-e-s devront renoncer contribuent à l’avenir économique et social de la France.

Les réformes libérales menées depuis 1993 ont réduit considérablement notre pouvoir d’achat (moins 20 % en 20 ans), à cela s’ajoutent des mesures fiscales régressives. Le montant de notre pension n’a augmenté que de 0,1 % en octobre 2015 au lieu de 0,9 %, montant pourtant inscrit dans la loi de finance adoptée en 2014. Ce n’est pas cette aumône consentie qui répond aux attentes des trop nombreux de retraité-e-s dont la pension est inférieure au seuil de pauvreté. Les femmes sont particulièrement concernées.

La situation n’est plus tenable.

Les seize millions de retraité-e-s en France, dont près de 2 millions issu-e-s de la Fonction Publique de l’Etat, représentent un pouvoir économique incontournable et une force dès lors qu’elle s’organise pour se faire entendre.

Alors agissons le 10 mars 2016, pour !
• Une amélioration du pouvoir d’achat de tous les retraité-e-s par une revalorisation des retraites et un rattrapage immédiat de 300 € ; et à terme qu’il n’y ait pas de pension inférieure au SMIC revalorisé ;

• Le retour à une revalorisation annuelle au 1er janvier des pensions et pensions de réversion ;

• La proratisation du Salaire Annuel Moyen (SAM) pour les poly-pensionnés ;

• Que le taux de la réversion soit porté à 75 % de la ou des pensions du conjoint, concubin ou Pacsé décédé, sans condition d’âge et de ressources ;

• Le rétablissement de la ½ part supplémentaire pour les personnes vivant seules ayant élevé au moins un enfant, pour le calcul de l’impôt sur le revenu (dans l’attente d’une réforme globale de la fiscalité) ;

• La non-imposition de la majoration pour les retraité-e-s ayant eu 3 enfants ou plus ;

• La reconnaissance de l’évolution de la qualification du grade auquel appartenait le ou la retraité-e par le rétablissement de la péréquation.

La CGT propose pendant la semaine du 7 au 11 mars des initiatives multiples pour s’exprimer : salariés, sans emploi, retraité-e-s.
La date à ne pas manquer et dont les retraité-e-s doivent se saisir.

Jeudi 10 mars
Pour vivre dignement notre retraite.

Union Générale des Fédérations de Fonctionnaires CGT
263, Rue de Paris – Case 542 – 93514 Montreuil Cédex Téléphone : 01.55.82.77.56.
Mel : ugff@cgt.fr Site : http://ugff.cgt.fr