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Billet d’actualité du 10 février 2017

vendredi 10 février 2017

Comme on le constate tous les jours, le devenir de la Fonction publique constitue un des sujets majeurs de la campagne pour les prochaines élections présidentielles.
Après François Fillon, qui a annoncé son intention de supprimer 500 000 postes de fonctionnaires et Michèle Alliot Marie qui veut abroger le droit de grève pour les agents publics, c’est la candidate du Front national qui vient de détailler ses propositions. Les intéressés auront la surprise de découvrir que celle qui se présente comme chantre de la défense des fonctionnaires entend réinstaurer une carence de 2 jours sans traitement pour chaque arrêt maladie ! Dans le non programme du candidat Macron, on trouve quand même quelques indications sur son projet pour la Fonction publique. Ainsi est réaffirmée la volonté de ramener la dépense publique à 50 % du PIB, soit une baisse de 120 milliards et le projet de réformer le statut « dont les contours ont été tracé en 1947 » ….

Au milieu de ces surenchères au relent populiste anti-fonctionnaires, une nouvelle d’importance a été passée sous silence par la presse. Selon un sondage réalisé pour l’observatoire des politiques publiques, 57 % des français estiment qu’il « est nécessaire de garder des services publics à proximité des usagers sur l’ensemble du territoire, quitte à augmenter les impôts » contre 43 % qui jugent qu’ « il est nécessaire de faire des économies budgétaires compte tenu de l’ampleur des déficits publics et de la dette quitte à fermer certains services publics. »

Répondant à la même question en 2008, nos concitoyens se montraient déjà favorables à une augmentation des impôts pour sauvegarder les services publics mais à une courte majorité de 53 %. L’enquête publiée le 30 janvier dernier nous apprend aussi que les français sont favorables à la revalorisation du salaire des fonctionnaires (67%) mais sont opposés au non remplacement d’un fonctionnaire sur deux (55%), à la limitation du droit de grève pour les agents publics (55%) comme à la suppression de 500 000 postes d’ici 2022 (67%).

Cet attachement au service public doit servir de point d’appui pour imposer le projet d’une Fonction publique porteuse de progrès social pour toutes et tous. Les journées d’action des 7 et 8 mars prochains à l’appel de plusieurs organisations syndicales de fonctionnaires donnent l’opportunité aux agents de faire irruption dans la campagne électorale pour faire entendre leur point de vue et leurs revendications.