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Droit de retrait des cheminot·es : halte à l’intox gouvernemental !

mardi 22 octobre 2019

Communiqué CGT Inspection du travail

Le syndicat national CGT-TEFP, qui syndique notamment les agents de l’inspection du travail, apporte son soutien aux cheminot·es qui ont exercé en masse leur droit de retrait après un accident survenu dans les Ardennes mercredi, mettant en lumière de graves défaillances dans la sécurité ferroviaire.

Il confirme que les droits de retrait exercés sont légitimes et possèdent un fondement légal fixé par les dispositions du code du travail.

Il rappelle que le droit de retrait n’est soumis à aucune condition spécifique et qu’il a vocation, pour tout·e salarié·e, à pallier les carences de son employeur en matière de protection de la santé et de la sécurité.

La CGT-TEFP dénonce fermement les interventions scandaleuses de l’exécutif en soutien à la direction de la SNCF, le secrétaire d’Etat aux transports Jean-Baptiste Djebbari allant jusqu’à invoquer lui-même la prise de sanction contre les cheminot·es. Ces menaces sont illicites et constituent une entrave à l’exercice du droit de retrait. Déjà en 2018, le gouvernement intervenait en soutien de la direction de la SNCF concernant les modalités de calcul des jours de grève. Il oublie un peu vite que les tribunaux ont fini par lui donner tort. Ces interventions en faveur du patronat et en dehors de tout cadre légal doivent cesser. C’est à l’inspection du travail si elle est saisie, ainsi qu’au juge, qu’il appartient de se prononcer.

Le gouvernement utilise la séquence en cours pour se livrer à une véritable campagne de désinformation et de propagande idéologique, et attaquer violemment les cheminot·es la CGT. Cette attitude n’est évidemment pas neutre quelques semaines avant la grève du 5 décembre contre la réforme des retraites.

La priorité doit être à la préservation de la sécurité et de la santé des agent·es et des usager·es. La SNCF doit prendre immédiatement des mesures en ce sens, et fournir les moyens humains qui y sont nécessaires.